Ma motivation mai 7, 2008
Posted by Nicole in En voie de réduction.Tags: Obésité, Perte de poids, Poids et santé, Protéines, Ronde et belle
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C’est aujourd’hui que j’ai eu ma première consultation en clinique d’obésité. La démarche que j’entreprends est le fruit d’une longue réflexion. J’ai traversé plusieurs périodes troubles de ma vie, qui m’ont conduite à cette surcharge pondérale, mais avant d’en arriver à prendre cette situation en main et de tenter de la résoudre, j’avais du ménage à faire, dans ma tête, dans mes émotions, dans ma vie avec moi. Je l’ai toujours dit : « Quand viendra le moment de maigrir, je le saurai, et je le ferai. » Ce moment est arrivé.
Pourquoi la diète aux protéines? Parce que les autres ne fonctionnent plus, pour avoir trop joué avec. Ces dernières années, j’avais abandonné toute tentative de régime et m’étais contentée d’abonnements sporadiques au gym. Un psychologue avec qui je discutais un jour (hors consultation) m’avait dit qu’avant de régler un problème, il faut d’abord accepter son existence (accepter, pas justifier). J’ai donc apprivoisé la grosse femme. L’ai trouvée belle. Lui ai toujours dit que le jour ou nous déciderions de perdre du poids, ce serait pour la bonne raison, et que le désir de plaire aux autres, le désir de se conformer à la masse et aux dictats de la mode, la pression sociale créée par les médias; la croyance qu’on ne peut pas être aimée si on est grosse, qu’il est impossible d’être belle, bien dans sa peau, compétente, intéressante, si on est grosse – toutes ces raisons ne font pas partie des bonnes raisons de perdre du poids. Du moins, pas pour moi.
Je me suis servie de mon apparence hors normes pour militer, à ma façon, pour le droit aux femmes rondes, aux grosses femmes, aux femmes enrobées, appelez-les comme vous voulez, d’être belles, désirables, aimées, en commençant par moi. J’espère en avoir inspirées quelques-unes autour de moi.
Ma santé est relativement bonne – en ce sens que pour le poids que je porte, je n’ai aucun problème de santé majeur. Ma tension artérielle est quasi-parfaite, mon rythme cardiaque est à 70 – ce qui indique que mon coeur est très bon. Mes poumons sont clairs aussi. Ma santé est relativement bonne, dis-je donc, et je crois qu’il n’est pas nécessaire d’attendre d’être malade pour perdre du poids. Le proverbe anglais ne dit-il pas « An ounce of prevention is worth a pound of cure » ?
Bref. La raison pour laquelle j’entreprends aujourd’hui cette diète, c’est que je veux que ma santé soit meilleure que relativement bonne, considérant le poids. Parce que je mérite plus que ça. Apnée du sommeil; dyspnée fréquente pendant le jour; mal de dos; enflure aux membres inférieurs; reflux grastro-oesophagiens quotidiens; fatigue sont les désagréments qui m’accompagnent désormais quotidiennement. J’ai envie de nouveaux compagnons.
Au cours des billets qui suivront, je parlerai sûrement d’épisodes de ma vie qui m’ont conduite au poids que je porte aujourd’hui. Ce blogue sera mon exutoire, mon outil d’auto-analyse, mon carnet de cheminement. Si je choisis de le partager, c’est dans l’espoir qu’il puisse être utile, ne serait-ce qu’à une seule personne qui le lirait. Et l’idée d’être lue me donne le sentiment de ne pas cheminer seule…
Dernière chose importante : je suis très consiente que les recherches qui mèneront ici peuvent être faites par tous genres de personnes. Je suis consciente que le fait de mettre sur la toile publique ma démarche me mènera à être lue par plusieurs genres de personnes. Les commentaires sont bienvenus, dans la mesure où les règles de respect les plus élémentaires sont suivies. Si vous souffrez de grossophobie et avez envie de déverser votre fiel contre l’objet ou les objets de votre haine, sachez que je vous censurerai.
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