Jour 1 – menus et impressions mai 8, 2008
Posted by Nicole in Au quotidien.8 comments
Petit déjeuner : Mélange d’avoine instantané – pommes et canelle. C’est une portion assez volumineuse, puisqu’il faut y ajouter 6 à 7 onces d’eau bouillante. Je peux boire un thé, un café ou de l’eau (les liquides sont à volonté) avec ça. Le problème c’est que le gruau est absolument in-man-gea-ble. J’ai sucré un peu avec du Stevia et me suis forcée à tout manger quand même, puisque mes protéines sont comptées pour la semaine. Heureusement je n’avais pris qu’un seul sachet – pour essayer. Verdict : à éviter absolument.
Dîner : Je me suis fait une grosse assiette de crudités, assaisonnées d’épices Du Jardin. La protéine de ce midi, c’était des boules de soya (un peu comme les céréales corn puffs – appelons-les donc soy puffs. Saveur crème sûre et oignons. C’est bon, ça goûte un peu comme les chips à la même saveur – goût de gras en moins et moins salé. J’ai eu du mal à finir mon assiette.
15h : Barre caramel et noix, accompagné d’une pomme. Miam. À date, je n’ai pas trop souffert de l’estomac qui crie, pas de mal de tête non plus.
16h : Bordel, mon employeur a organisé un cocktail pour annoncer la nomination d’un cadre au poste de vice-président. Aucun problème à ne pas boire de vin mais les bouchées me font de l’oeil! Je me suis laissée tenter et en ai pris une. Moindre mal, c’était une biscotte avec du bruschetta. Mangé les tomates et jeté discrètement la biscotte.
Souper : 4 onces de filet de sole et une tasse de brocolis accompagnés d’une salade.
21h : Encore une protéine. Pour éliminer ce réflexe que j’ai de grignoter en soirée, j’ai bu un shake à saveur de chocolat. Ceux qui ont déjà gouté à Ensure sauront ce que ça goûtait. Mais comparé à mon gruau de ce matin, c’est un délice!!
Demain est un autre jour.
Comment on s’alimente, c’est une question intime. mai 8, 2008
Posted by Nicole in Introspection.3 comments
« J’aime les sushis!! J’ADORE le chocolat!! Je déteste le boudin. »
Normal qu’on parle de « manger ses émotions » quand on parle de bouffe. La relation qu’on entretient avec la nourriture est avant tout émotionnelle. Et c’est cette piste qui m’ai aidée à trouver pourquoi j’ai eu envie de pleurer hier, chez le médecin. Faire mon bilan alimentaire, le mettre sur papier, le lui faire lire, c’est comme si je lui donnais accès à un domaine qui m’est privé. Cela, je le savais. Mais j’ai réalisé hier à quel point ça l’était. Dr Protéine est efficace, mais il m’interrompt tout le temps quand je parle; si je ne réponds pas assez vite à ses questions, il manifeste de l’impatience et me brusque. Et je ne suis pas certaine d’avoir envie de partager quelque chose d’aussi intime avec quelqu’un chez qui je ne sens si peu de compassion. Je pense que j’ai peur qu’il juge, même s’il dit qu’il en a vu de toutes sortes et qu’il ne juge personne.
Par exemple : à un moment donné il m’a demandé quel était mon objectif.
Moi: Améliorer ma santé.
Dr P : Oui mais encore? Vous savez, vous avez le droit d’aspirer à être plus jolie.
Moi : Plus jolie? Mais ce n’est même pas une question pour moi. Je ne suis pas moins belle maintenant que si j’étais plus mince. Quand j’aurai perdu, je serai belle d’une autre façon.
Dr P : Mais vous avez le droit de le penser, je vous dis!
Moi : Et moi je vous dis que mon unique motivation, c’est la santé, et que le look n’a RIEN à voir! Quand je serai rendue là, je dealerai avec, point! En attendant je suis bien avec moi-même et l’opinion des autres, je passe par-dessus.
Dr. P : Mais c’est une erreur, vous devez en tenir compte.
Moi : Pourquoi? Pour ressentir l’opprobe, pour me laisser atteindre par la discrimination et en souffrir? Non, merci.
Dr P (avec l’air de franchement ne pas me croire) : Bon, o.k. Quel poids visez-vous alors?
Moi : Ben… je ne sais pas… 155, 160?
Dr P : Vous visez trop loin, là. Et si on se contentait de 15% de votre poids actuel?
Moi : Okay, visons cela, et on ré-évaluera à ce moment.
L’air qu’il a pris à ma réponse m’a donné l’impression qu’il aurait plutôt voulu que j’argumente afin que LUI me serve la réponse que je venais de lui donner. Quand je dis que le ménage est fait dans ma tête, c’est pas des farces. Mais je vais devoir le convaincre, je pense.